Réduction du risque dépressif chez les gros buveurs de café

Dans cette étude, les auteurs ont isolé les effets du café de ceux potentiellement liés à d’autres nutriments en recrutant une population homogène d’étudiants consommant un régime de type méditerranéen. Une consommation de café élevée est liée à une réduction du risque de dépression, mais il n’y a pas d’effet dose-dépendant linéaire.

Le café est la boisson la plus consommée dans le monde après l’eau et la dépression est considérée comme le contributeur majeur à l’ensemble du fardeau des maladies au niveau mondial. Toutefois, la recherche sur le lien entre consommation de café et dépression reste limitée et les résultats peuvent être faussés par le type de régime alimentaire. Dans cette étude espagnole sur l’association entre consommation de café et risque de dépression, les auteurs ont contrôlé que les sujets se pliaient à la consommation d’un régime de type méditerranéen. Les auteurs ont recruté 14 413 étudiants de la cohorte Seguimiento Universidad de Navarra (SUN), libres de tout symptôme dépressif à l’entrée dans l’étude et qui ont été suivis pendant deux ans. La consommation de café a été évaluée à l’aide d’un questionnaire validé, le food-frequency questionnaire (FFQ). Les cas incidents de dépression ont été reconnus uniquement si le participant remplissait simultanément deux critères :

(a) dépression diagnostiquée et validée par un médecin associée,

(b) au début d’un traitement par des médicaments antidépresseurs.

Les deux critères étaient nécessaires ; les participants ne remplissant que l’un des deux n’étaient pas considérés comme des cas de dépression.

Les participants qui buvaient au moins quatre tasses de café par jour avaient un risque de dépression significativement réduit de 63 % par rapport aux participants qui buvaient moins d’une tasse de café par jour (Hazard ratio, HR : 0,37 ; Intervalle de confiance 95 %, IC95% : 0,15-0,95). Toutefois, les auteurs n’ont pas observé d’effet dose-dépendant inverse linéaire entre la consommation de café et l’incidence de la dépression.

 

Pour en savoir plus

Navarro AM, Abasheva D, Martínez-González MÁ et al. Coffee Consumption and the Risk of Depression in a Middle-Aged Cohort: The SUN Project. Nutrients 2018 ; 10(9).

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